Retrouver confiance en soi après une période d’épuisement

Femme souriante assise sur un banc en pleine nature, symbolisant la reconstruction et la confiance en soi après une épreuve difficile.

Vous savez pertinemment que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Rupture amoureuse, licenciement, épuisement professionnel (burnout), deuil, échec entrepreneurial, etc.

Les épreuves de la vie peuvent ébranler nos certitudes les plus profondes. Lorsque la tempête est passée, on se retrouve souvent face à un champ de ruines intérieur. Une question surgit alors : comment retrouver confiance en soi après une période d’épuisement?

Perdre ses repères est une réaction humaine tout à fait normale. La confiance en soi n’est pas un trait de caractère inné à l’abri des défis de la vie. C’est un muscle qui peut s’affaiblir et qui, par moments, a besoin de réentraînement. Le coaching de la Transition consciente© permet de reprendre des forces, donner sens aux coups durs, et se remettre en piste, pas à pas.

Transition consciente©

Accepter la situation et accueillir ses émotions

Vouloir rebondir trop vite est l’erreur la plus fréquente. Après un traumatisme ou un échec cuisant, s’imposer une attitude positive superficielle peut s’avérer contre-productif. Comme vous le savez, feindre le bien-être, c’est cultiver une incohérence intérieure qui ajoute à la confusion.

Pour surmonter les épreuves de la vie, la première étape consiste à faire le deuil de ce qui a été perdu. Comme le souligne William Bridges, l’un des théoriciens de mon modèle, le réflexe naturel face au changement est de vouloir foncer immédiatement vers la nouveauté. Pourtant, Bridges nous rappelle que pour écrire un nouveau chapitre, il faut accepter de tourner la page du précédent.

Cette première phase exige d’identifier ce que l’on quitte. Il ne s’agit pas seulement de renoncer à un lieu, un travail ou une personne, mais souvent de lâcher prise face à :

  • Un statut ou un titre professionnel qui définissait notre identité.
  • Un réseau de relations et des habitudes rassurantes.
  • Une certaine image de soi ou des croyances devenues obsolètes.

La clé de la Transition Consciente© : Résister au changement en s’accrochant au passé ne fait que prolonger la souffrance. Reconnaître ce qui prend fin, permet de libérer l’espace mental et émotionnel nécessaire pour la suite. Lâcher prise permet d’apprivoiser le vide fertile.

  • Autorisez-vous à ressentir : La tristesse, la colère et la déception font partie du processus.
  • Pratiquez l’auto-compassion : Parlez-vous comme vous parleriez à votre meilleur ami. Ne vous blâmez pas pour ce qui est arrivé.

Accepter la réalité du moment présent n’est pas un signe de faiblesse. C’est le point de départ indispensable pour poser des fondations solides.

Apprivoiser le vide

Une fois la tempête émotionnelle apaisée, il est temps de faire le point. Une période difficile déforme souvent notre vision de la réalité. Nous avons tendance à généraliser un échec ponctuel en pensant que « tout est de ma faute » ou que « je ne réussirez plus jamais rien ».

C’est une phase inconfortable, mais c’est aussi la plus cruciale. Apprivoiser le vide, c’est comme habiter une zone neutre. L’ancien monde a disparu, mais le nouveau n’est pas encore tout à fait là.

La tentation est grande de se précipiter sur la première opportunité venue pour chasser cette sensation de vide. Le modèle de la Transition consciente© invite au contraire à habiter ce vide. Pourquoi ? Parce que la zone neutre est le véritable chaudron de la créativité et de la métamorphose. C’est ici que :

  • Vous triez ce que vous voulez vraiment garder pour la suite et ce que vous laissez définitivement derrière.
  • Les anciennes habitudes se désagrègent définitivement.
  • De nouvelles perspectives, insoupçonnées jusqu’alors, commencent à germer.

Pour reconstruire l’estime de soi après un échec, il est pertinent de dissocier votre valeur humaine des résultats que vous obtenez :

  • Faites la part des choses : Qu’est-ce qui dépendait de vous ? Qu’est-ce qui relevait de facteurs externes (conjoncture, comportement d’autrui, hasard) ?
  • Identifiez les apprentissages : Chaque crise comporte des leçons. Qu’avez-vous appris sur vous-même, sur vos limites ou sur vos véritables aspirations profondes ?

Pratiquer la politique des petits pas (méthode Kaizen)

Quand on est au fond du gouffre, regarder le sommet de la montagne peut paralyser. C’est ici que la méthode des petits pas prend tout son sens.

Pour retrouver la force de continuer, il est bon d’accumuler à nouveau des micro-victoires quotidiennes. Voici quelques exercices pour reprendre confiance en soi au jour le jour :

  1. Fixez-vous des objectifs minuscules : Qu’il s’agisse de marcher 15 minutes, désherber une section du jardin, revoir l’organisation d’un placard. L’important est de passer à l’action.
  2. Célébrez chaque réussite : Notez chaque soir dans un carnet trois petites victoires ou moments de gratitude. Ce rituel reprogramme le cerveau pour qu’il se focalise à nouveau sur du positif bien réel.

En cochant ces petits objectifs, vous prouvez visuellement à votre cerveau que vous êtes encore capable d’accomplir des choses. Ceci alimente positivement votre sentiment d’efficacité personnelle.

Prendre soin de son corps pour libérer l’esprit

On oublie trop souvent que l’esprit et le corps sont intimement liés. Une estime de soi en berne se traduit parfois par une posture voûtée, un manque d’exercices.

Redynamiser son corps est un levier puissant pour modifier sa chimie cérébrale :

  • Le mouvement : L’activité physique libère des endorphines et de la dopamine, les hormones du bien-être et de la motivation.
  • Le langage corporel : Adoptez des postures d’ouverture. Redressez les épaules, levez la tête. Ce simple changement physique envoie un signal de sécurité et d’assurance à votre cerveau.

Mieux s’entourer et filtrer les influences négatives

Après une épreuve, votre réservoir d’énergie est au plus bas. Bien sélectionner vos activités et choix de relations devient alors très important. Protégez votre temps et sachez l’investir où ça compte.

  • Cherchez des relations nourrissantes : Entourez-vous de personnes bienveillantes, capables de vous écouter sans jugements. Des gens qui savent vous rappeler vos forces lorsque vous les oubliez.
  • Limitez les réseaux sociaux : La comparaison est le poison de l’estime de soi. Les vies parfaites affichées sur les écrans ne font qu’accentuer le sentiment d’isolement et d’échec.

Conclusion : Un cheminement plutôt qu’une destination

Retrouver confiance en soi après une période d’épuisement demande du temps, de la patience et une immense bienveillance envers soi-même. Ce parcours n’est pas linéaire : il y a des jours de grand soleil et des jours de pluie.

L’important n’est pas d’éviter de tomber, mais d’apprendre à se relever à son propre rythme. En transformant cette épreuve en un tremplin d’apprentissage, vous ne retrouverez pas seulement confiance en vous. Vous développerez une résilience nouvelle, beaucoup plus profonde et inébranlable.

Si le chemin vous semble trop lourd à porter seul, il me fera plaisir de vous accompagner. Découvrez mon approche de coaching de la Transition consciente© pour plus de détails.

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Foire Aux Questions (FAQ)

1. Combien de temps faut-il pour retrouver confiance en soi après une période difficile?

Il n’y a pas de délai universel. Le processus dépend de l’intensité de la période (burnout, rupture, deuil) et de chaque individu. Cela peut prendre quelques semaines à plusieurs mois. L’important est de respecter votre propre rythme et de valoriser la régularité de vos efforts plutôt que la vitesse.

2. Quel est le rôle de la thérapie pour reconstruire l’estime de soi ?

Un psychologue ou un coach professionnel offre un espace d’écoute neutre et sécurisant. Cet espace permet de comprendre les schémas de pensée bloquants, de libérer la charge émotionnelle et de fournir des outils sur mesure pour surmonter les épreuves de la vie.

3. Comment aider un proche qui a perdu confiance en lui ?

Pour aider un proche, privilégiez l’écoute active et la bienveillance sans tomber dans le conseil systématique ou la positivité toxique. Rappelez-lui ses forces, célébrez ses petites victoires à ses côtés. Incitez-le gentiment à pratiquer des exercices pour reprendre confiance en soi, sans lui mettre de la pression.

4. Peut-on faire semblant d’avoir confiance en soi pour que cela revienne ?

Oui, dans une certaine mesure. En psychologie, c’est ce qu’on appelle l’approche « Fake it until you make it » (Fais semblant jusqu’à ce que ça devienne réel). Adopter une posture corporelle assurée ou oser agir malgré la peur envoie des signaux positifs au cerveau, ce qui finit par générer un sentiment réel de confiance. Il est bien de rester conscient du fait qu’il s’agit d’un exercice pratique.

5. Quelle est la différence entre la confiance en soi et l’estime de soi ?

Bien qu’elles soient liées, elles sont différentes : L’estime de soi touche à la valeur globale que vous vous attribuez (votre propre amour, l’image que vous avez de vous-même). La confiance en soi est liée à l’action et à vos capacités (la croyance en votre aptitude à réussir une tâche ou à surmonter un défi). Une période difficile ébranle souvent les deux. Il est à noter que l’estime de soi, tout comme la confiance sont fluctuants au cours d’une vie et varient en fonction de notre développement et des défis de la vie.

La joie : un trésor à cultiver en toute circonstance

Un pissenlit sur fond de soleil levant pour représenter combien la joie est un trésor à cultiver

La vie moderne nous confronte à des défis constants. Stress, incertitudes, et parfois même des épreuves difficiles. Pourtant, au cœur de ces turbulences, il existe une force puissante et accessible à tous : la joie. ​ Dans son ouvrage La joie malgré tout, Marie-Sylvie Dionne nous invite à explorer les multiples facettes de la joie. Et surtout, à la cultiver comme un moteur de transformation personnelle. ​ Voici quelques pistes inspirantes pour éveiller cette énergie vitale. ​

La joie, une intention à choisir

Cultiver la joie nécessite une intention. En effet, le bonheur n’est pas un hasard ni un simple sentiment passager. ​Il est un choix, une intention à cultiver au quotidien. ​La qualité de notre désir et le degré de conscience associé à celui-ci sont des bases essentielles. ​ En formulant une intention sincère, nous créons un terreau fertile pour accueillir la joie dans nos vies.

« La joie est un moteur de changement, de créativité, de solidarité. Elle est un antidote au pessimisme, au fatalisme, à l’angoisse de vivre. » – Marie-Sylvie Dionne

La gratitude : une clé pour nourrir la joie

La gratitude est une source d’eau pure qui irrigue le cœur et nourrit la joie. ​En reconnaissant les petites bénédictions de notre quotidien, nous amplifions notre bien-être. ​ Un sourire, un moment de calme, une odeur familière… Chaque instant vécu en pleine présence devient un trésor. L’auteure nous invite à pratiquer la gratitude comme un art de vivre. ​

Quelques idées pour intégrer la gratitude :

  • Créez un journal de gratitude où vous notez chaque jour trois choses qui vous ont apporté de la joie. ​
  • Savourez pleinement un repas. Et remerciez toutes les personnes et éléments qui ont contribué à sa préparation. ​
  • Remerciez sincèrement les personnes qui enrichissent votre vie, même par de petits gestes. ​

Le lâcher-prise : une sagesse millénaire

Lâcher prise est souvent plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, c’est une clé essentielle pour accéder à la joie. L’auteure nous rappelle que le lâcher-prise ne consiste pas à abandonner. Au contraire, il s’agit plutôt d’accepter ce qui est hors de notre contrôle. D’abord, en renonçant aux attachements inutiles. En accueillant le changement au coeur de chaque transition de vie. Le renoncement et l’accueil procurent une énergie précieuse. ​

Comment pratiquer le lâcher-prise ?

  • Identifiez les situations sur lesquelles vous n’avez aucun pouvoir et concentrez-vous sur ce qui dépend de vous. ​
  • Prenez conscience de vos peurs et schémas limitants, puis accueillez-les avec bienveillance. ​
  • Faites confiance à la vie et à son flux naturel, comme le fait notre corps en respirant sans intervention consciente. ​

La présence à soi : un retour à l’essentiel

Dans un monde où tout va vite, il est facile de se perdre dans les distractions et les obligations. ​ Pourtant, la joie naît souvent dans les moments de pleine présence à soi. ​ En contemplant la nature, en méditant ou simplement en respirant consciemment, ces instants nous reconnectent à notre essence profonde. ​

« Quand le cœur est devenu aussi léger qu’une plume, les ailes sont une question de temps. » – Marie-Sylvie Dionne

La joie dans les moments difficiles

Comment trouver la joie lorsque tout semble aller mal ? ​ L’auteure nous propose une approche radicale : accueillir les moments difficiles avec compassion et bienveillance. ​ En focalisant notre attention sur l’instant présent, nous pouvons transformer nos perceptions et alléger notre souffrance. ​

Une méthode pour traverser les épreuves :

  • Reconnaître : Identifiez les émotions qui vous traversent, sans les juger. ​
  • Accueillir : Autorisez-vous à ressentir ces émotions, même les plus inconfortables. ​
  • Investiguer : Explorez ce que ces émotions révèlent sur vos besoins profonds. ​
  • Nourrir : Apportez à vous-même une réponse bienveillante, comme un parent sécurisant. ​

Cette méthode est expliquée clairement dans son livre La joie malgré tout.

La joie malgré tout

Vieillir dans la joie : une lumière intérieure

Le vieillissement est souvent perçu comme une perte. Or, l’auteure nous invite à le voir autrement. ​ Vieillir dans la joie, c’est grandir en sagesse, en disponibilité et en bienveillance. ​ C’est accepter les renoncements nécessaires tout en découvrant une nouvelle lumière intérieure. ​

« Vieillir, c’est entrer dans l’été indien de la vie. ​ Un été auquel on ne s’attend pas, un cadeau réconfortant doté d’une luminosité chaude et enveloppante. » – Marie-Sylvie Dionne

La joie de créer : un acte de renaissance

Créer, c’est vivre deux fois. ​ Que ce soit par l’art, l’écriture, la cuisine ou toute autre activité, la créativité est une porte vers la joie. ​ Elle nous permet de nous reconnecter à notre potentiel et de nous exprimer librement. Et ce, sans chercher à plaire ou à répondre aux attentes d’autrui. ​

Quelques idées pour éveiller votre créativité :

  • Essayez une nouvelle activité artistique, comme la peinture ou le collage.
  • Prenez le temps de cuisiner un plat avec amour et attention.
  • Écrivez vos pensées ou vos rêves dans un journal intime, sans jugement. ​

Choisir la joie malgré tout

En conclusion, la joie est une force intérieure, une lumière qui nous élève et nous transforme. ​Elle ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre capacité à la cultiver, même dans les moments difficiles. ​En choisissant la joie, nous devenons des acteurs de notre propre bien-être et contribuons à illuminer le monde autour de nous. ​

Si ces réflexions vous inspirent, je vous invite à découvrir l’ouvrage La joie malgré tout de Marie-Sylvie Dionne. ​ Ce livre est une véritable pépite pour explorer la joie sous toutes ses formes et apprendre à la cultiver au quotidien. ​ 🌟

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Et souvenez-vous : la joie est un choix, une intention, et un trésor à partager. ​ 😊

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Anxiété de performance : 8 conseils pour y échapper

Jeune femme stressée, aux prises avec une anxiété de performance

L’anxiété de performance est une problématique courante de nos jours. Était-ce le cas avant les années 80? J’en doute… En 1983 fut publié un livre de management traduit en plusieurs langues : Le Prix de l’excellence écrit par Thomas Peters et Robert Waterman. Cet ouvrage présentait les huit attributs des meilleures entreprises, complété par une analyse sur les fondements de la réussite et sur plusieurs idées qu’on peut qualifier de gros bon sens. Ce livre devint vite un modèle au sein des entreprises et plusieurs gestionnaires et chef d’entreprises s’en inspirèrent.

L’évaluation de l’excellence

Les leviers à partir desquels ont a évalué la performance de ces entreprises étaient les suivants :

  1. Elles ont le parti pris de l’action
  2. restent à l’écoute du client
  3. favorisent l’autonomie et l’esprit novateur
  4. fondent la productivité sur la motivation du personnel
  5. se mobilisent autour d’une valeur clé
  6. s’en tiennent à ce qu’elles savent faire
  7. préservent une structure simple et légère
  8. allient souplesse et rigueur

L’anxiété de performance est née après 1983

Combien d’entreprises se qualifient aujourd’hui à ces attributs? Cela m’amène à la question : que s’est-il donc passé après 1983? Bien sûr, les développements technologiques et la mondialisation sont pour beaucoup dans la transformation du monde du travail et la complexité des organisations actuelles. Or, comme les êtres humains sont le fondement des organisations, je ne peux m’empêcher d’y voir autre chose de plus important encore. Qu’est-il arrivé « à nous »? N’avons-nous pas perdu en chemin, ce contact privilégié avec nous-mêmes? C’est-à-dire, avec tout ce qui fait que nous sommes d’abord des êtres de corps et d’esprit, dotés de certaines valeurs distinctes, mais structurés à partir des mêmes besoins fondamentaux?

Ma pratique clinique s’est beaucoup transformée dans les quinze dernières années. Comme hier, il y aura encore demain, des gens à la recherche d’un avenir professionnel convenable. Le changement de fond se situe au niveau de la façon dont les gens « vivent » leur expérience professionnelle ou s’y prépare.

Par exemple, les jeunes n’ont pas commencé leur vie professionnelle et pourtant, c’est comme s’ils y étaient déjà. Ils carburent en mode performance. Une performance qui se transforme en anxiété de performance. Une façon d’agir anxiogène, conditionnée ou préfabriquée selon leur environnement. S’ils se sentent en mode performance, ils ne sont pas du tout en mode « excellence ». La qualité de leur vie fait défaut.

Les préoccupations des jeunes

Les valeurs qui importent à leurs yeux sont une quête, non une réalité.  Une énergie incroyable est dépensée à des préoccupations extérieures à eux-mêmes :

  • Être à la hauteur des attentes ou exigences des parents et du milieu académique
  • Construire et préserver une image de soi auprès de leur groupe de référence
  • Chercher leur valeur dans le regard d’autrui
  • Espérer qu’on les aime à tout prix
  • Être plutôt attentif à ce qu’on pense d’eux qu’à ce qui leur importe vraiment

Ils souhaitent performer, car ils croient que c’est ce qu’on attend d’eux. Tandis que l’image de soi doit être sauvegardée à tout prix, souvent au prix de leur joie de vivre, les jeunes empruntent l’âge adulte dès 16-17 ans, gouvernés par une anxiété de performance qui a nulle raison d’être. Pour les adultes, qu’y a-t-il de si différent? L’anxiété de performance est aussi présente. Chez eux aussi, l’énergie est dirigée vers l’extérieur d’eux-mêmes, sur la production de pensées anxiogènes associées à leur environnement, leur travail, leurs multiples rôles. On croirait que l’anxiété devient peu à peu un profil de personnalité.

Revenir à soi, en contact avec sa réalité intérieure

Dans ma pratique, ce que j’ai fait de vraiment différent dans mes dernières années de pratique, c’est de ramener mes clients « dans leur corps ». Près de leur respiration. En contact avec leurs maux de ventre, de tête. En contact avec leurs peurs, de sorte à les inviter à questionner en quoi le contenu de leurs peurs est vrai et bienveillant. La performance (plutôt considérée comme un résultat) a damné le pion à l’excellence (laquelle réfère à une qualité). Les huit attributs associés au Prix de l’excellence pourraient facilement être réactualisées. Ils pourraient même devenir des guides de référence pour nous éclairer tous. Ceci, pour mieux vivre dans un monde complexe. Et ce, grâce à une attitude orientée vers l’excellence (qualité-valeurs-besoins) plutôt qu’en mode performance.

Les 8 attributs de l’excellence pour nous tous, pour sortir de l’anxiété de performance

Ainsi, à la manière de ceux définis par Peters et Waterman, les personnes en mode excellence se distingueraient par les huit attributs suivants :

  1. Ont le parti pris de l’action : afin de supplanter les peurs irréalistes cultivées par un mental hyperactif
  2. sont à l’écoute d’eux-mêmes :  le meilleur client qu’on a et aura toute sa vie étant soi-même
  3. favorisent leur propre autonomie et leur esprit novateur :  obéir à ses propres besoins sans craindre de sortir des sentiers battus
  4. fondent leur productivité sur leurs propres sources de motivationet non à partir de celles d’autrui
  5. se mobilisent autour d’une valeur clé :  une valeur bienveillante qui puisse les guider, faire du sens à leurs yeux
  6. s’en tiennent à ce qu’elles savent faire de mieux :  pour éviter de s’éparpiller dans un « multitasking » abrutissant et surtout, pour nommer des réussites, des accomplissements réels
  7. préservent une vie simple et légère :  afin de simplifier au lieu de multiplier
  8. allient souplesse et rigueur :  parce que la première nous garde ouvert au changement et la seconde génère le sentiment de satisfaction au plan personnel et professionnel

Ce mode de vie orienté vers l’excellence aurait certes un prix. Sans doute celui de déplaire à quelques-uns, parce qu’on répond moins à leurs impératifs ou attentes. Mais le prix le plus intéressant, c’est la découverte d’une évidence : nous n’avons qu’une seule vie à vivre. La durée de celle-ci étant très limitée, il devient essentiel alors de nous relier à une vie plus riche; c’est-à-dire à une vie qui fait du sens. Une vie alignée sur nos valeurs et besoins permet un accès privilégié au meilleur de nous-mêmes. Étrangement, en plus de nous rendre heureux, cela plaira à plusieurs…

Connaissez-vous vos valeurs?

Découvrir ses valeurs pour mieux aligner sa vie.

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Affirmation de soi : faites le test!

affirmation de soi

Nous passons une grande partie de notre vie à répondre aux attentes des autres. Par peur de décevoir, par habitude ou parce que nous avons appris que la façon d’être apprécié passe par le fait de dire « oui ». Mais au fond, combien de fois nous choisissons-nous vraiment ? Sommes-nous fidèles à nous-mêmes ou laissons-nous nos décisions être dictées par des influences extérieures ?

Si vous vous demandez où vous en êtes sur le chemin de l’affirmation de soi, faites ce test rapide et découvrez si vous vous choisissez réellement dans votre vie.

Faites le test : répondez par oui ou non

  1. Vous arrive-t-il de dire « oui » à quelque chose alors que vous aimeriez dire « non » ?
  2. Avant de prendre une décision, pensez-vous souvent à ce que les autres vont en penser ?
  3. Vous sentez-vous parfois coupable lorsque vous prenez du temps pour vous ?
  4. Avez-vous déjà renoncé à un rêve ou un projet parce que votre entourage ne l’approuvait pas ?
  5. Lorsque vous êtes face à un choix important, écoutez-vous en priorité votre intuition ?
  6. Vous arrive-t-il d’accepter une situation inconfortable plutôt que d’exprimer vos besoins ?
  7. Pensez-vous mériter pleinement d’être heureux(se), même si cela dérange certains ?
  8. Lorsque vous prenez une décision, est-ce en fonction de ce qui vous fait vibrer ou de ce qui est socialement acceptable ?
  9. Vous sentez-vous libre d’exprimer votre véritable personnalité en toutes circonstances ?
  10. Est-ce que vous vous accordez la même bienveillance et l’écoute que vous offrez aux autres?

Résultats et interprétation

👉 Si vous avez une majorité de OUI : Bravo ! Vous avez appris à vous choisir, à poser vos limites et à écouter votre voix intérieure. Vous vous accordez la place que vous méritez et cela vous permet d’avoir une vie alignée avec vos véritables aspirations. Continuez à cultiver cette posture d’affirmation de soi et à honorer vos choix grâce à la conscience de soi.

👉 Si vos réponses sont mitigées : Vous êtes sur le chemin, mais il arrive encore que vous vous laissiez influencer par les attentes extérieures. Peut-être ressentez-vous parfois de la culpabilité ou de l’hésitation à affirmer vos besoins. Rassurez-vous, c’est un apprentissage ! La clé est d’oser un peu plus chaque jour à faire de vous votre propre priorité.

👉 Si vous avez une majorité de NON : Il est peut-être temps de vous poser la question : pourquoi ai-je tant de mal à me choisir ? Est-ce la peur du rejet, du conflit ou un conditionnement profond ? Se choisir ne signifie pas être égoïste, mais simplement reconnaître sa propre valeur. Prenez le temps d’explorer ce qui vous empêche de cheminer vers l’affirmation de soi et commencez par de petits actes de souveraineté personnelle.

Affirmation de soi : c’est se choisir avec bienveillance

  • Apprenez à dire non : Refuser ce qui ne vous convient pas est une preuve de respect envers vous-même et de bienveillance à votre égard. Le fait de clarifier vos valeurs et d’aligner vos réponses en conséquences sera d’une aide précieuse.
  • Écoutez votre ressenti : Si une situation vous met mal à l’aise, c’est un signal à prendre en compte.
  • Déculpabilisez : Vous avez le droit de penser à vous sans être égoïste. Déculpabiliser, c’est une aussi une façon de cheminer vers l’affirmation de soi.
  • Posez-vous cette question avant chaque décision : Est-ce que je fais ce choix pour moi ou pour répondre à une attente extérieure ? Plusieurs stratégies existent pour garder contact à soi et poser des gestes réfléchis.
  • Entourez-vous de personnes qui vous encouragent : Votre entourage influence votre capacité à vous choisir.
  • Tenez un journal : Réunissez vos atouts, forces et objectifs dans un journal personnel.

Un roman lié à l’affirmation de soi

Se choisir, c’est un cheminement. Chaque petit pas compte. Alors, dès aujourd’hui, quelle est la première décision que vous allez prendre pour vous-même ? Parcourir l’histoire de Stéphanie, du roman Heureusement, j’ai craqué, est une façon de découvrir sa façon à elle d’arriver à se choisir, en toute bienveillance.

" Heureusement, j'ai craqué "

Ressources

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Ma lecture des accords toltèques

Image des 4 accords toltèques

Avez-vous lu le livre de Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques? Un tout petit cahier contenant de belles propositions. Les accords toltèques, avec simplicité et sagesse, interpellent au cœur de notre aptitude à devenir les créateurs de notre vie.  Ses quatre propositions peuvent devenir alors un véritable cadre de référence pour aligner nos pensées et nos gestes au quotidien et à travers chacune de nos intentions. « C’est la pratique qui fait le maître. », nous rappelle-t-il. Et cette pratique se renforce grâce à une présence présence à nous-même et à autrui.

Que ta parole soit impeccable

Une parole impeccable est en quelque sorte une parole libérée de jugements, une parole fluide. Opter pour les accords toltèques nous montre qu’une parole en harmonie avec ce que l’on porte de vrai et d’authentique en soi est essentielle. Une parole qui s’appuie sur l’ouverture et la confiance en soi et en l’autre. Particulièrement, cet « autre » qui vient vers nous en soulignant un besoin de réconfort.

Une parole impeccable garde notre esprit en harmonie avec soi et l’autre, quoiqu’il advienne de notre échange. Selon les accords toltèques, lorsque notre esprit est rempli d’a prioris, de critiques, de croyances et de conseils savants; c’est-à-dire, ce qu’on croit être des vérités, difficile d’avoir accès à une véritable relation à l’autre.

Puisque la parole est le résultat de nos pensées et des émotions associées à ces pensées, cette proposition de Don Miguel Ruiz devient quasiment une loi fondamentale pour un mieux vivre ensemble. Que ta parole soit impeccable, cet accord que l’on conclut avec soi-même demande persévérance et humilité. L’auteur souligne qu’il est le plus important des quatre accords toltèques et le plus difficile à honorer. Éviter de porter des jugements requiert une vigilance de chaque instant afin de résister à la tentation d’avoir raison.

Quoiqu’il arrive, n’en fait pas une affaire personnelle

Chaque fois que nous prenons personnellement ce qui nous arrive, nous abandonnons notre pouvoir à autrui. En attachant de l’importance à l’opinion d’autrui, nous sommes dépendants de ce que les autres pensent de nous. Nous nous acharnons à défendre une image idéale de nous, car nous recherchons de la reconnaissance extérieure, ce qui s’oppose aux principes des accords toltèques.

Il s’agit alors de transposer notre regard, le détacher de notre réaction émotive pour le reporter vers l’autre, vers la manière dont cet autre réagit à moi. Qu’est-ce que la réaction de cette personne m’apprend d’elle?

Lorsque nous sommes enfants, nous acceptons comme vrai tout ce que nous disent les adultes. Notre construction identitaire se développe forcément à partir de là. Adultes, nous comprenons toutefois que certains points de vue sont relatifs. S’il nous est possible d’accueillir tout commentaire d’autrui, il nous revient de séparer ce qui nous revient et ce qui appartient à autrui. Rester en accord avec soi nous aide à garder le cap vers la joie de l’intégrité, tel qu’abordé dans mon livre La joie malgré tout.

La joie malgré tout !

Ne fais pas de suppositions

Cette proposition se traduit par l’énoncé : Base tes pensées sur des faits. Don Miguel n’est pas le premier à mettre de l’avant cette recommandation véhiculée sous plusieurs approches. Nos pensées surgissent souvent à partir d’automatismes renforcés par nos habitudes de penser. Les accords toltèques nous enseignent qu’il est facile de parler en généralisant, en établissant des hypothèses, en postulant. Établir sa pensée sur des faits demande un peu plus de rigueur, des efforts. En relation à autrui, il est en effet fondamental de s’appuyer sur des faits, sinon de quoi parle-t-on au juste? Il importe aussi de se baser sur des faits pour éviter de glisser dans le fossé relationnel.

Le fossé relationnel, c’est l’endroit où l’on échoue lorsqu’on n’est pas en mode d’écoute véritable avec autrui. C’est lorsqu’on priorise ses propres propos, sans tenir compte des besoins de l’autre, trop occupé à s’entendre parler. Le fossé relationnel, c’est aussi un lieu où l’on n’est plus sur la route; c’est-à dire, en pleine présence avec autrui. Dans toute relation, les faits sont des appuis extraordinaires pour assurer une relation de confiance ou lui donner de l’élan.

Fais de ton mieux en tout : dernier des 4 accords toltèques

Ceci variera grandement, d’un jour à un autre, selon notre état physique, psychologique et du contexte dans lequel on se situe. Si on pense à une machine ou une mécanique, on s’attend à des résultats constants, du moins fiables. Dans le cadre d’un être humain qui réfléchit selon les accords toltèques, c’est tout autre chose.

Faire de son mieux en tout, suppose aussi qu’il est superflu de se juger ou de culpabiliser si tout n’a pas fonctionné comme on le souhaitait. Faire de son mieux, n’implique pas de mettre constamment la barre plus haute.

Si vous trouvez un sens à ce que vous faites et avez plaisir à le faire, il est fort probable que vous ferez de votre mieux en tout. Rappelons qu’il est plus facile de faire de son mieux lorsqu’on passe à l’action, plutôt que de rêver d’agir. L’inaction cache souvent une peur d’être critiqué ou jugé. Enfin, faire de son mieux en tout, c’est passer à l’action en se reconnaissant comme un être humain en apprentissage continu.

Dans mon roman Désorientés et heureux, Sophie et Olivier vivent en quelque sorte, la portée significative des accords toltèques. Cela leur permettra de se servir de leurs blessures pour donner sens à leur vie.

" Désorientés et heureux "

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