La joie : un trésor à cultiver en toute circonstance

Un pissenlit sur fond de soleil levant pour représenter combien la joie est un trésor à cultiver

La vie moderne nous confronte à des défis constants. Stress, incertitudes, et parfois même des épreuves difficiles. Pourtant, au cœur de ces turbulences, il existe une force puissante et accessible à tous : la joie. ​ Dans son ouvrage La joie malgré tout, Marie-Sylvie Dionne nous invite à explorer les multiples facettes de la joie. Et surtout, à la cultiver comme un moteur de transformation personnelle. ​ Voici quelques pistes inspirantes pour éveiller cette énergie vitale. ​

La joie, une intention à choisir

Cultiver la joie nécessite une intention. En effet, le bonheur n’est pas un hasard ni un simple sentiment passager. ​Il est un choix, une intention à cultiver au quotidien. ​La qualité de notre désir et le degré de conscience associé à celui-ci sont des bases essentielles. ​ En formulant une intention sincère, nous créons un terreau fertile pour accueillir la joie dans nos vies.

« La joie est un moteur de changement, de créativité, de solidarité. Elle est un antidote au pessimisme, au fatalisme, à l’angoisse de vivre. » – Marie-Sylvie Dionne

La gratitude : une clé pour nourrir la joie

La gratitude est une source d’eau pure qui irrigue le cœur et nourrit la joie. ​En reconnaissant les petites bénédictions de notre quotidien, nous amplifions notre bien-être. ​ Un sourire, un moment de calme, une odeur familière… Chaque instant vécu en pleine présence devient un trésor. L’auteure nous invite à pratiquer la gratitude comme un art de vivre. ​

Quelques idées pour intégrer la gratitude :

  • Créez un journal de gratitude où vous notez chaque jour trois choses qui vous ont apporté de la joie. ​
  • Savourez pleinement un repas. Et remerciez toutes les personnes et éléments qui ont contribué à sa préparation. ​
  • Remerciez sincèrement les personnes qui enrichissent votre vie, même par de petits gestes. ​

Le lâcher-prise : une sagesse millénaire

Lâcher prise est souvent plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, c’est une clé essentielle pour accéder à la joie. L’auteure nous rappelle que le lâcher-prise ne consiste pas à abandonner. Au contraire, il s’agit plutôt d’accepter ce qui est hors de notre contrôle. D’abord, en renonçant aux attachements inutiles. En accueillant le changement au coeur de chaque transition de vie. Le renoncement et l’accueil procurent une énergie précieuse. ​

Comment pratiquer le lâcher-prise ?

  • Identifiez les situations sur lesquelles vous n’avez aucun pouvoir et concentrez-vous sur ce qui dépend de vous. ​
  • Prenez conscience de vos peurs et schémas limitants, puis accueillez-les avec bienveillance. ​
  • Faites confiance à la vie et à son flux naturel, comme le fait notre corps en respirant sans intervention consciente. ​

La présence à soi : un retour à l’essentiel

Dans un monde où tout va vite, il est facile de se perdre dans les distractions et les obligations. ​ Pourtant, la joie naît souvent dans les moments de pleine présence à soi. ​ En contemplant la nature, en méditant ou simplement en respirant consciemment, ces instants nous reconnectent à notre essence profonde. ​

« Quand le cœur est devenu aussi léger qu’une plume, les ailes sont une question de temps. » – Marie-Sylvie Dionne

La joie dans les moments difficiles

Comment trouver la joie lorsque tout semble aller mal ? ​ L’auteure nous propose une approche radicale : accueillir les moments difficiles avec compassion et bienveillance. ​ En focalisant notre attention sur l’instant présent, nous pouvons transformer nos perceptions et alléger notre souffrance. ​

Une méthode pour traverser les épreuves :

  • Reconnaître : Identifiez les émotions qui vous traversent, sans les juger. ​
  • Accueillir : Autorisez-vous à ressentir ces émotions, même les plus inconfortables. ​
  • Investiguer : Explorez ce que ces émotions révèlent sur vos besoins profonds. ​
  • Nourrir : Apportez à vous-même une réponse bienveillante, comme un parent sécurisant. ​

Cette méthode est expliquée clairement dans son livre La joie malgré tout.

La joie malgré tout

Vieillir dans la joie : une lumière intérieure

Le vieillissement est souvent perçu comme une perte. Or, l’auteure nous invite à le voir autrement. ​ Vieillir dans la joie, c’est grandir en sagesse, en disponibilité et en bienveillance. ​ C’est accepter les renoncements nécessaires tout en découvrant une nouvelle lumière intérieure. ​

« Vieillir, c’est entrer dans l’été indien de la vie. ​ Un été auquel on ne s’attend pas, un cadeau réconfortant doté d’une luminosité chaude et enveloppante. » – Marie-Sylvie Dionne

La joie de créer : un acte de renaissance

Créer, c’est vivre deux fois. ​ Que ce soit par l’art, l’écriture, la cuisine ou toute autre activité, la créativité est une porte vers la joie. ​ Elle nous permet de nous reconnecter à notre potentiel et de nous exprimer librement. Et ce, sans chercher à plaire ou à répondre aux attentes d’autrui. ​

Quelques idées pour éveiller votre créativité :

  • Essayez une nouvelle activité artistique, comme la peinture ou le collage.
  • Prenez le temps de cuisiner un plat avec amour et attention.
  • Écrivez vos pensées ou vos rêves dans un journal intime, sans jugement. ​

Choisir la joie malgré tout

En conclusion, la joie est une force intérieure, une lumière qui nous élève et nous transforme. ​Elle ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre capacité à la cultiver, même dans les moments difficiles. ​En choisissant la joie, nous devenons des acteurs de notre propre bien-être et contribuons à illuminer le monde autour de nous. ​

Si ces réflexions vous inspirent, je vous invite à découvrir l’ouvrage La joie malgré tout de Marie-Sylvie Dionne. ​ Ce livre est une véritable pépite pour explorer la joie sous toutes ses formes et apprendre à la cultiver au quotidien. ​ 🌟

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Et souvenez-vous : la joie est un choix, une intention, et un trésor à partager. ​ 😊

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Affirmation de soi : faites le test!

affirmation de soi

Nous passons une grande partie de notre vie à répondre aux attentes des autres. Par peur de décevoir, par habitude ou parce que nous avons appris que la façon d’être apprécié passe par le fait de dire « oui ». Mais au fond, combien de fois nous choisissons-nous vraiment ? Sommes-nous fidèles à nous-mêmes ou laissons-nous nos décisions être dictées par des influences extérieures ?

Si vous vous demandez où vous en êtes sur le chemin de l’affirmation de soi, faites ce test rapide et découvrez si vous vous choisissez réellement dans votre vie.

Faites le test : répondez par oui ou non

  1. Vous arrive-t-il de dire « oui » à quelque chose alors que vous aimeriez dire « non » ?
  2. Avant de prendre une décision, pensez-vous souvent à ce que les autres vont en penser ?
  3. Vous sentez-vous parfois coupable lorsque vous prenez du temps pour vous ?
  4. Avez-vous déjà renoncé à un rêve ou un projet parce que votre entourage ne l’approuvait pas ?
  5. Lorsque vous êtes face à un choix important, écoutez-vous en priorité votre intuition ?
  6. Vous arrive-t-il d’accepter une situation inconfortable plutôt que d’exprimer vos besoins ?
  7. Pensez-vous mériter pleinement d’être heureux(se), même si cela dérange certains ?
  8. Lorsque vous prenez une décision, est-ce en fonction de ce qui vous fait vibrer ou de ce qui est socialement acceptable ?
  9. Vous sentez-vous libre d’exprimer votre véritable personnalité en toutes circonstances ?
  10. Est-ce que vous vous accordez la même bienveillance et l’écoute que vous offrez aux autres?

Résultats et interprétation

👉 Si vous avez une majorité de OUI : Bravo ! Vous avez appris à vous choisir, à poser vos limites et à écouter votre voix intérieure. Vous vous accordez la place que vous méritez et cela vous permet d’avoir une vie alignée avec vos véritables aspirations. Continuez à cultiver cette posture d’affirmation de soi et à honorer vos choix grâce à la conscience de soi.

👉 Si vos réponses sont mitigées : Vous êtes sur le chemin, mais il arrive encore que vous vous laissiez influencer par les attentes extérieures. Peut-être ressentez-vous parfois de la culpabilité ou de l’hésitation à affirmer vos besoins. Rassurez-vous, c’est un apprentissage ! La clé est d’oser un peu plus chaque jour à faire de vous votre propre priorité.

👉 Si vous avez une majorité de NON : Il est peut-être temps de vous poser la question : pourquoi ai-je tant de mal à me choisir ? Est-ce la peur du rejet, du conflit ou un conditionnement profond ? Se choisir ne signifie pas être égoïste, mais simplement reconnaître sa propre valeur. Prenez le temps d’explorer ce qui vous empêche de cheminer vers l’affirmation de soi et commencez par de petits actes de souveraineté personnelle.

Affirmation de soi : c’est se choisir avec bienveillance

  • Apprenez à dire non : Refuser ce qui ne vous convient pas est une preuve de respect envers vous-même et de bienveillance à votre égard. Le fait de clarifier vos valeurs et d’aligner vos réponses en conséquences sera d’une aide précieuse.
  • Écoutez votre ressenti : Si une situation vous met mal à l’aise, c’est un signal à prendre en compte.
  • Déculpabilisez : Vous avez le droit de penser à vous sans être égoïste. Déculpabiliser, c’est une aussi une façon de cheminer vers l’affirmation de soi.
  • Posez-vous cette question avant chaque décision : Est-ce que je fais ce choix pour moi ou pour répondre à une attente extérieure ? Plusieurs stratégies existent pour garder contact à soi et poser des gestes réfléchis.
  • Entourez-vous de personnes qui vous encouragent : Votre entourage influence votre capacité à vous choisir.
  • Tenez un journal : Réunissez vos atouts, forces et objectifs dans un journal personnel.

Un roman lié à l’affirmation de soi

Se choisir, c’est un cheminement. Chaque petit pas compte. Alors, dès aujourd’hui, quelle est la première décision que vous allez prendre pour vous-même ? Parcourir l’histoire de Stéphanie, du roman Heureusement, j’ai craqué, est une façon de découvrir sa façon à elle d’arriver à se choisir, en toute bienveillance.

" Heureusement, j'ai craqué "

Ressources

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Colère et guérison : et si votre colère était utile ?

image d'un papillon colère et guérison

Colère et guérison ne s’opposent pas. La colère est une émotion souvent mal comprise. Elle est jugée excessive, incontrôlable, voire destructrice. Pourtant, la colère n’est pas une ennemie : elle est un signal. Elle nous parle de nos blessures, de nos limites franchies, de nos besoins ignorés. Plutôt que de la réprimer ou de la laisser exploser, et si nous apprenions à l’écouter et à la transformer en une force de guérison ?

Comprendre l’origine de sa colère

La colère ne surgit jamais sans raison. Elle est souvent le reflet d’une frustration accumulée, d’une injustice ressentie ou d’une blessure non guérie. Prendre le temps d’identifier ce qui déclenche notre colère, c’est déjà faire un pas vers la compréhension de soi. Est-ce une situation répétitive ? Un besoin non satisfait ? Un passé qui ressurgit ?

Accepter sa colère sans culpabilité

Être en colère ne fait pas de nous une mauvaise personne. Trop souvent, on nous apprend à la taire, à la camoufler sous des sourires forcés. Pourtant, nier sa colère, c’est nier une partie de soi. L’accueillir sans culpabilité permet de mieux la gérer et de ne pas la laisser se transformer en ressentiment ou en explosion incontrôlée.

Transformer la colère en moteur de changement

Une fois identifiée et acceptée, la colère peut devenir une force constructive. Plutôt que de la subir, pourquoi ne pas l’utiliser comme une énergie de transformation ? Elle peut nous pousser à poser des limites claires, à revendiquer ce qui est juste pour nous, à sortir de schémas toxiques. La colère bien canalisée devient un levier d’affirmation et de reconstruction. De nombreuses personnes se servent d’un journal intime pour mettre en lumière leurs besoins et motivations, ce qui aide grandement. Découvrez ce journal guidé par 102 questions puissantes visant à révéler le meilleur de soi :

Les 102 questions de mon journal intime

Libérer la colère de manière saine

Garder la colère en soi peut être destructeur, tout comme l’exprimer de façon agressive. Trouver des moyens sains de l’évacuer est essentiel : écrire, bouger, crier dans un espace sécurisé, pratiquer une activité physique intense… L’important est de laisser cette énergie s’exprimer sans qu’elle ne devienne dommageable pour soi ou pour les autres. Découvrez notre blogue : Se libérer du passé, car il vous présentera un autre visage de la colère.

Colère et guérison : apprendre à écouter

Au-delà de son expression, la colère nous offre un précieux enseignement : elle met en lumière nos besoins profonds. Peut-être révèle-t-elle un manque de respect dans une relation, un désir de changement, une blessure à guérir. En l’écoutant vraiment, on peut transformer cette émotion en un puissant outil dévolution personnelle.

La colère n’est pas un fardeau à porter, mais un message à décrypter. Accueillie avec bienveillance et utilisée à bon escient, elle devient une alliée précieuse sur le chemin de la guérison et de l’affirmation de soi. En fait, chaque fois où je ressens une montée de frustration, il devient pertinent de me poser la question :  qu’est-ce que la présence de cette émotion veut bien me dire ?

Heureusement, j’ai craqué

Dans son roman Heureusement, j’ai craqué Marie-Sylvie Dionne raconte l’histoire de Stéphanie. Le parcours d’une colère dont elle a été captive trop longtemps.

" Heureusement, j'ai craqué "

Désorientés et heureux, le roman

Centre de gestion de la colère de Montréal

Psychologie positive

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La présence à soi : un art de la connexion

Deux mains qui referment un tas de plaisirs humains sur fond de soleil levant

La présence à soi procure une tonne d’atouts pour apprécier la vie comme pour braver les tempêtes. Dans un article sur l’intelligence émotionnelle, j’avais établi la distinction entre l’information provenant de nos sens et celle issue de nos perceptions. Les sentiments sont aussi une source d’information fondamentale quant à notre aptitude à être heureux. Nos sentiments révèlent notre degré de confort face à une situation. Ils fournissent également une explication concernant nos réactions. Ainsi, plus on a une pleine conscience de nos sentiments, plus on développe son intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle étant à la base de la maîtrise de soi, s’en intéresser, c’est accroître la qualité de sa vie et de ses relations interpersonnelles.

La présence à soi et la capacité à ressentir ses sentiments

Les sentiments sont des pensées ou perceptions contenues dans les cartes corporelles du cerveau. Ces cartes renvoient à des parties du corps et à des états du corps. Pour avoir des sentiments, il faut une conscience. La mouche ne peut avoir de sentiments car elle est dépourvue de conscience. Ce qui est intéressant, c’est que la machinerie du sentiment contribue elle-même aux processus de la conscience, à la création du soi, sans lequel on ne peut rien connaître. Et c’est d’ailleurs ce qui en fait un élément fondamental en intelligence émotionnelle. En tant que produits de nos émotions, les sentiments sont révélateurs à la fois de notre faiblesse et de notre grandeur, dépendamment de ce qu’on en fait. Plusieurs exemples concrets de présence à soi sont présentés dans mon livre : La joie malgré tout.

La joie malgré tout !

Les émotions précèdent les sentiments et sont le fruit de notre évolution au plan humain. Elles sont formées à partir de réactions simples, conçues pour assurer la survie de notre organisme. Si on les réprime, on se prive d’un grand potentiel de vie. L’essence du processus émotionnel est contenue dans une petite mouche dépourvue de cerveau: évitement, fuite ou affrontement. Les émotions nous rendent aptes à réagir. Ce sont des automatismes. Ainsi, plus vous êtes présents à votre contenu émotionnel, plus vous développez votre aptitude à ressentir vos sentiments. Si de nos jours de nombreuses personnes sont déconnectées d’elles-mêmes, c’est qu’elles n’ont aucune présence à soi. Qui a le goût de vivre comme une mouche?

Développer mon intelligence émotionnelle, ça m'intéresse !

Le pouvoir des sentiments

Il est plus facile d’expliquer les sentiments à l’aide de la visualisation. C’est pourquoi les coachs l’utilisent fréquemment pour mieux aider leurs clients à devenir plus conscient de leurs contenus inconscients. Alors, imaginez vous retrouver un instant, au cœur d’un beau matin d’été. Vous êtes assis sur le quai d’un lac en train de déguster un café. L’odeur fraîche du lac emplit vos narines. Tout est merveilleusement. Vous entendez quelque part au loin, le cri d’un oiseau, un bruissement de feuilles d’arbres, puis une légère brise estivale souffle sur votre visage. Rien ne vient vous contrarier, vous vous sentez merveilleusement bien. Le mental est en mode « déconnecté ». La machinerie de votre organisme fonctionne doucement, sans stress, sans douleur, une vraie perfection. Vous avez de l’énergie pour bouger, mais vous préférez rester tranquille et vous délecter du moment.

Le contenu de votre esprit évoque en cet instant précis, des thèmes qui réfèrent à l’émotion que vous éprouvez. Six mois plus tard, vous rappelez à votre esprit ce matin délectable au bord du lac. Et c’est un peu comme si vous y étiez à nouveau. Les odeurs, les couleurs, le bruissement des arbres, les sensations, tout est réactualisé à votre esprit, grâce à vos sentiments. Comment ne pas s’émerveiller de posséder en soi une telle boîte à magie? Or, la visualisation est impossible sans réelle présence à soi. Les comportements émotionnellement intelligents sont impossibles eux aussi, sans présence à soi. Inutile de justifier longuement les mérites d’apprendre à miser sur une meilleure présence à soi.

L’ignorance de ses sentiments

Vous avez une altercation avec un collègue de travail. Ce dernier a oublié de vous fournir une information importante pour boucler votre fin de mois. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Plusieurs fois vous avez compensé son manque de rigueur. En arrivant chez vous le soir, votre voisin vient à votre rencontre pour vous demander de lui prêter un outil de jardin. Vous lui répondez brusquement en disant que vous n’êtes pas certain d’avoir ce qu’il lui faut. Puis, vous ajoutez que vous n’avez pas le temps de voir à ça ce soir, et vous entrez chez vous. Évidemment, vous semblez en colère, très peu réceptif, ni serviable.

Si vous prenez un instant pour contacter ce que vous vivez intérieurement, vous ferez le lien entre votre frustration et votre collègue de travail. Votre voisin a épongé une partie de votre colère alors que vous n’aviez absolument rien contre lui. Un comportement guidé par une pleine présence à soi n’aurait certes pas pris de telles proportions.

Les préalables à un comportement de pleine présence

Pour accéder à un comportement émotionnellement intelligent, il faut d’abord que vous soyez apte à reconnaître les sentiments qui vous habitent (colère, tristesse, déception, etc.). En pleine conscience, vous vous arrêtez un seul instant pour nommer l’émotion. Si vous le faites avec le plus de précision possible, vous aurez fait un pas de géant en faveur de votre intelligence émotionnelle. Ce moment de recul vous aura aussi permis de vous détacher de la situation pour faire naître en vous un allié. Il s’agit de l’observateur impartial, le seul apte à travailler avec vous et non contre vous.

Notre nature duelle nous présente donc des défis d’évolution. Et c’est en devenant de plus en plus conscient de notre fonctionnement que nous pouvons transformer notre façon d’agir et de nous donner du pouvoir sur notre réalité. Dans mon livre La joie malgré tout, une technique est présentée quant à la façon de rester connecté à soi dans les moments difficiles.

Développer une pleine présence à soi

Bien que nous ayons l’impression de vivre nos sentiments de l’intérieur, ceux-ci se manifestent par des signes extérieurs. Par exemple, vous discutez avec une personne dont les intentions ne semblent pas sincères. En prenant une lecture de votre corps, vous ressentez votre ventre tendu, votre respiration légèrement obstruée. De l’extérieur, vos deux bras sont croisés et votre mâchoire est crispée. Vos signaux non verbaux ont fort probablement été enregistrés par votre interlocuteur. Au moment où il vous parle, ce dernier sait très bien que vous n’êtes pas à l’aise en sa compagnie.

Avec une pleine présence à soi, du moment où vous devenez conscient de vos sentiments et des signes extérieurs qui les accompagnent, vous pouvez agir sur ces messages en modifiant votre position. Ainsi, plutôt que de vous placer à la défensive en contractant inutilement diverses parties de votre corps, vous pourriez questionner directement la personne sur vos perceptions afin de clarifier la situation. Vous vous sentirez alors en bien meilleure position pour décider de la suite de cette rencontre.

Repérer les signaux extérieurs grâce à la présence à soi

Vous tapotez votre crayon sur le bureau de façon automatique. Souvent, vous serrez fortement le bras de votre chaise alors que vous parlez à quelqu’un. Assis devant l’ordinateur, vous balancez la tête sans raison pendant que vous lisez un power point. Votre mâchoire est serrée lorsque vous travaillez sur tel projet en particulier. Ces signaux révèlent la présence probable d’anxiété. Cette prise de conscience vous permet alors de relâcher les muscles inutilement sollicités et d’identifier les possibles sources de stress afin d’y remédier.

Un autre jour, vous traversez le corridor du bureau et vous remarquez vos traits faciaux détendus, vous souriez. Votre respiration est dégagée, vous vous sentez léger. Il ne se passe rien de particulier, vous êtes simplement détendu, heureux. Vous prenez le temps d’apprécier ce moment en toute conscience, ce qui permet un moment de forte complicité avec vous-même et un ressourcement sans égal. La présence à soi : l’alliée du bien-être personnel.

Développer une meilleure présence à soi, ça m'intéresse !

Nota Bene

Certaines informations permettant de distinguer les émotions des sentiments ont été puisées aux ouvrages L’erreur de Descartes: rôle de l’émotion et du sentiment dans la prise de décision et Spinoza avait raison de Antonio Damasio, professeur de neurosciences et psychologie.

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